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Emmanuel Gavillet à l’affiche d’une nouvelle exposition.

Ce membre de PPAF associe ses images au travail de Ruth Matalon pour une rencontre entre la pierre et le végétal, entre la lumière et la noirceur.

Emmanuel Gavillet continue à être fasciné par ce qu’il appelle les espaces oubliés, ces paysages nus et ces déserts glacés dans lesquels même la roche est tourmentée. Trente ans après le début de sa passion pour le Grand Nord, une expédition en autonomie totale l’a obligé à reconsidérer sa pratique et notamment à remplacer sa chambre photographique par un appareil moyen format numérique. Pour cette exposition, il confronte les noirceurs de la roche à la lumière qui traverse le travail que mène Ruth Matalon sur le papier végétal.

Emmanuel Gavillet sur le site de PPAF (contact et portfolio)


Du 2 octobre au 1er novembre 2026.

Espace Hugo de Matran
Route de l’Eglise 22
1753 Matran

Horaires d’ouverture: mardi à jeudi 9h à 17h (s’adresser à Diaprint SA sur place

Présence des artistes: samedi et dimanche de 14h à 17h

Vernissage le vendredi 2 octobre dès 18h.


Les artistes parlent de leur travail :

Dans la fabrication du papier végétal on ne travaille pas seulement avec une matière, mais on la transforme. Paille, herbes et feuilles sont biodégradables, mais le traitement spécifique qu’elles subissent, les métamorphose en une substance imputrescible. Le papier végétal est incomparable, unique et a du caractère. Le processus est long et demande d’avoir la vision du produit fini. Il faut persévérer d’une étape à l’autre ; tester différentes méthodes, recommencer malgré les échecs. Toute la fabrication du papier – mais en particulier le traitement agressif qui détruit partiellement la matière – me fait penser aux souffrances qui traversent nos vies et qui nous transforment, nous aussi, bien malgré nous. Ruth Matalon

Le gel fore l’ossature du schiste ; un flux invisible incise les failles, reliques d’un monde délaissé où chaque strate est le sismographe d’un adieu. Rien ne se construit sur cette rupture, laissant le deuil immobile de clartés perdues. Ecorce du Spitzberg, autres lieux improbables s’offrent comme un livre nu, reliques d’un monde déjà lointain, délaissé​. À la lisière du désastre, la Bernache insiste. Encre et suie, elle devient le contrepoint secret, l’écho nostalgique d’un départ imminent vers Bjørnøya. Elle annonce l’ultime traversée, présence sourde sur le flanc des glaciers, punctum vivant dans le vide des structures, capturée dans le grain d’un temps agonisant.
Le ressac s’arrête sous l’été qui abdique, la roche, la marée noire et l’oiseau scellent un même exil, l’irrémédiable souvenir de ce qui ne reviendra plus. Emmanuel Gavillet.

Quelques photographes

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